La rosacée est une condition médicale chronique touchant près de 10 % de la population caucasienne (moins fréquente, mais possible chez les gens à la peau foncée). Environ 3 millions de Canadiennes et Canadiens en sont atteints. Se manifestant surtout entre 30 et 50 ans, elle touche davantage les femmes que les hommes.

La rosacée affecte principalement le visage (joues, nez, front et menton) et les premiers signes visibles se traduisent par une rougeur diffuse apparaissant par intermittence. Avec le temps, surviennent de petits vaisseaux appelés télangiectasies de même que de petites papules ou pustules. Ces dernières sont la manifestation d’une forme d’acné inflammatoire chronique témoignant d’une progression de la rosacée. La peau peut devenir plus irrégulière et rugueuse dû à l’œdème et à la fibrose cutanés de même qu’à l’hyperplasie des glandes sébacées.

Le rhinophyma (Brandy nose) est une manifestation de la rosacée. Il survient lorsque le nez se déforme et présente un aspect capitonné. Ce type de lésions touche davantage les hommes. D’autres lésions résultent également d’une hyperplasie sébacée tels le métophyma (front), l’otophyma (lobes d’oreilles en choux-fleurs), le gnathophyma (cou) et le blépharophyma (enflure des paupières).

Plusieurs facteurs peuvent influencer les manifestations cliniques de la rosacée. Au niveau alimentaire, il faut faire attention à l’alcool (surtout le vin rouge), les boissons chaudes, la caféine et les épices.

Les températures extrêmes (chaud et froid) de même que les rayons UV exacerbent également les manifestations de la rosacée. C’est pourquoi une bonne protection solaire demeure un atout à votre routine beauté. Le stress, certains médicaments et le sport sont également des éléments déclencheurs de poussées de rosacée.

Comment améliorer sa condition? Tout d’abord, en évitant les facteurs mentionnés précédemment. Il existe divers traitements sous forme de crèmes antibiotiques (métronidazole et érythromycine) ou parasiticide (ivermectine). L’acide azélaïque, le tartrate de brimonidine, les trétinoïdes, le sulfacétamide sodique et le souffre sont également d’autres options thérapeutiques possibles.

Par voie orale, des antibiotiques (minocycline ou doxycycline) ou l’isotrétinoïne (Accutane) peuvent être prescrits.

En dernier lieu, les traitements au laser ou à la lumière pulsée sont des alternatives très efficaces et bien tolérées par les patients.

Il faut toujours garder en tête que la rosacée est une condition chronique et que la crème solaire demeure un de vos meilleurs alliés!